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2026-02-13 16:17:01 +01:00

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Généalogies et lignées de formes

Introduction

Ce chapitre introduit la notion de lignée comme une structure combinatoire orientée décrivant la transmission de formes sous contraintes dirréversibilité et de noninjectivité. Le point de départ est une exigence minimale : une relation dengendrement doit être orientée, mais lorientation ne peut pas être imposée par un « temps » externe ; elle doit être reconstruite à partir des règles mêmes qui produisent les occurrences. La formalisation seffectue donc en deux temps : dabord la construction dun graphe orienté de lignée à partir dévénements dengendrement ; ensuite lintroduction dobjets transmissibles (attributs, classes, signatures) qui survivent malgré les collisions et la perte dinversibilité.

Dans ce cadre, « transmettre » ne signifie ni « copier », ni « conserver », mais « produire une descendance relationnelle en préservant certains invariants ». Lenjeu nest pas dattribuer une finalité à cette persistance : lobjectif est au contraire de montrer comment une sélection structurelle peut émerger comme effet de filtrage et de conditionnement, sans hypothèse téléologique.

La rédaction maintient une priorité mathématique stricte. Les termes chargés de connotations (lignée, héritage, sélection) sont dabord définis comme objets formels. Les lectures externes possibles (informationnelles, physiques, ou relatives à des systèmes de transmission concrets) ne sont proposées quen fin de chapitre, une fois le formalisme fermé.

Préliminaires de théorie des graphes orientés

Graphes orientés, multigraphes, hypergraphes

Définition (graphe orienté).
Un graphe orienté est un couple G=(V,E)V est un ensemble de sommets et E\subseteq V\times V un ensemble darêtes orientées. Une arête (u,v)\in E est notée u\to v.

Définition (multigraphe orienté).
Un multigraphe orienté autorise plusieurs arêtes distinctes de u vers v. On le modélise par une multiplicité m:V\times V\to \mathbb{N}.

Définition (hyperarête dirigée).
Une hyperarête dirigée est une paire (P,c)P est un multiensemble fini de sommets (les entrées) et c\in V est un sommet (la sortie). On note P\Rightarrow c. Larité est |P|.

Le passage dun hypergraphe à un graphe ordinaire se fait en remplaçant P\Rightarrow c par les arêtes p\to c pour p\in P, ce qui conserve linformation dascendance mais pas nécessairement linformation darité.

Degrés, parents, enfants

Définition (degré entrant et sortant).
Le degré entrant de v est \deg^-(v)=|\{u\in V:u\to v\}|.
Le degré sortant de v est \deg^+(v)=|\{u\in V:v\to u\}|.

Définition (ensemble des parents et des enfants).


\mathrm{Par}(v)=\{u\in V:u\to v\},\qquad \mathrm{Enf}(v)=\{u\in V:v\to u\}.

Ces notions permettent de discuter de branchement, sans présumer dun mécanisme de copie.

Chemins, atteignabilité, ascendance

Définition (chemin orienté).
Un chemin orienté de u vers v est une suite (v_0,\dots,v_k) telle que v_0=u, v_k=v et v_i\to v_{i+1} pour tout i\in\{0,\dots,k-1\}. Sa longueur est k.

Définition (atteignabilité).
On note u\to^\* v lexistence dun chemin orienté de u vers v.

Définition (relation dascendance).
On définit \preceq_G par


u\preceq_G v \quad \Longleftrightarrow \quad u\to^\* v.

Cette relation est réflexive et transitive.

Définition (ancêtres et descendants).


\mathrm{Anc}(v)=\{u\in V:u\preceq_G v\},\qquad \mathrm{Desc}(u)=\{v\in V:u\preceq_G v\}.

Cycles, DAG et ordre topologique

Définition (cycle orienté).
Un cycle orienté est un chemin (v_0,\dots,v_k) avec k\ge 1 tel que v_0=v_k et v_0,\dots,v_{k-1} distincts.

Définition (DAG).
Un DAG est un graphe orienté sans cycle orienté.

Définition (ordre topologique).
Un ordre topologique dun DAG fini est une bijection \tau:V\to\{1,\dots,|V|\} telle que u\to v\Rightarrow \tau(u)<\tau(v).

Proposition (existence dun ordre topologique).
Tout DAG fini admet un ordre topologique.

Ordre partiel, antichaînes, générations

Proposition (ordre partiel induit).
Si G est un DAG, alors \preceq_G est un ordre partiel (réflexif, antisymétrique, transitif).

Définition (antichaîne).
Un ensemble A\subseteq V est une antichaîne si, pour tout u\neq v dans A, ni u\preceq_G v ni v\preceq_G u.

Définition (racines, profondeur, générations).
Un sommet r est une racine si \deg^-(r)=0.
La profondeur (dans un DAG) est


\mathrm{depth}(v)=\max\{k:\exists (v_0,\dots,v_k)\ \text{chemin avec}\ v_k=v\}.

La génération n est V_n=\{v\in V:\mathrm{depth}(v)=n\}.

Construction dun graphe orienté de lignée

Occurrences et types

Pour obtenir un objet « généalogique », il faut distinguer deux niveaux :

  • niveau des occurrences, qui sont singulières et ne se répètent pas ;
  • niveau des types (formes), qui peuvent réapparaître par collision ou normalisation.

Le graphe de lignée portera sur les occurrences.

Définition (ensemble doccurrences).
On fixe un ensemble V doccurrences. Une occurrence est un jeton abstrait représentant un événement singulier dans lhistoire.

Définition (ensemble de types et étiquetage).
Soit X un ensemble de types. Un étiquetage est une application


\ell:V\to X.

Deux occurrences distinctes v\neq v' peuvent partager le même type \ell(v)=\ell(v').

Événements dengendrement comme hyperarêtes

Définition (événement dengendrement).
Un événement est une paire (P,c) où :

  • P=(p_1,\dots,p_k)\in V^k est une liste doccurrences parentales,
  • c\in V est loccurrence enfant,
  • k\ge 1 est larité.

Lensemble des événements est \mathcal{E}\subseteq \bigsqcup_{k\ge 1} (V^k\times V).

Définition (hypergraphe dengendrement).
Le hypergraphe est \mathcal{H}=(V,\mathcal{E}) dont les hyperarêtes sont P\Rightarrow c.

Définition (graphe de lignée associé).
Le graphe orienté associé est \mathcal{T}=(V,E) avec


E=\{(p_i,c): (P,c)\in\mathcal{E},\ P=(p_1,\dots,p_k),\ i\in\{1,\dots,k\}\}.

Définition (lignée).
La lignée est la relation dascendance \preceq_{\mathcal{T}}. Une branche est un chemin maximal (par inclusion). Une chaîne est un sousensemble totalement ordonné pour \preceq_{\mathcal{T}}.

Représentation bipartite des événements

Dans certains raisonnements, conserver linformation darité est essentiel. Une représentation standard consiste à introduire explicitement les événements comme nœuds dun graphe bipartite.

Définition (graphe dincidence bipartite).
On définit un graphe orienté bipartite \mathcal{B}=(V\sqcup \mathcal{E},E_B) par :

  • pour tout événement e=(P,c) et tout parent p\in P, une arête p\to e ;
  • une arête e\to c.

Proposition (équivalence dascendance).
La relation dascendance entre occurrences induite par \mathcal{B} restreinte à V coïncide avec celle induite par \mathcal{T}, tout en permettant dexprimer explicitement larité et le coût éventuel de lévénement.

Cette représentation évite dattribuer au seul degré entrant dun sommet le sens dune arité, car un même sommet peut avoir plusieurs événements créateurs selon le modèle retenu (ici on en impose au plus un, mais la représentation reste utile pour la discussion des coûts).

Acyclicité par construction inductive

Axiome (création).
Chaque occurrence c\in V admet au plus un événement créateur e_c\in\mathcal{E} tel que c soit lenfant de e_c. Les occurrences sans événement créateur sont des racines.

Axiome (engendrement vers linédit).
Il existe une filtration V^{(0)}\subset V^{(1)}\subset \dots telle que :

  • V^{(0)} est lensemble des racines,
  • si (P,c) est le (n)-ième événement, alors P\subseteq V^{(n-1)} et c\in V^{(n)}\setminus V^{(n-1)}.

Proposition (acyclicité).
Sous ces axiomes, \mathcal{T} est un DAG.

Preuve.
Toute arête p\to c va dun sommet déjà présent dans V^{(n-1)} vers un sommet nouvellement introduit dans V^{(n)}. La fonction \tau(c)=n est alors un ordre topologique : p\to c\Rightarrow \tau(p)<\tau(c). Un cycle orienté violerait cette strict inégalité. □

Monotone de lignée issu dune ressource non réutilisable

Définition (jetons consommés).
Soit \Omega un ensemble de jetons. À chaque événement e\in\mathcal{E}, on associe un ensemble fini J(e)\subset\Omega de jetons consommés.

Axiome (nonréutilisation).


e\neq e' \Longrightarrow J(e)\cap J(e')=\varnothing.

Définition (coût).
Le coût est w(e)=|J(e)|\in\mathbb{N}.

Définition (coût cumulatif).
On définit C:V\to\mathbb{N} par récurrence :

  • si v est une racine, C(v)=0 ;
  • si v est créé par e_v=(P,v), alors

C(v)=\max_{p\in P} C(p) + w(e_v).

Proposition (monotonicité stricte).
Si p\to v est une arête (avec p\in P pour lévénement créateur de v) et si w(e_v)\ge 1, alors C(p)<C(v).

Preuve.
Par définition, C(v)\ge C(p)+w(e_v)\ge C(p)+1. □

Corollaire.
La fonction \widetilde{C}(v)=-C(v) est strictement décroissante le long des arêtes. La lignée est donc orientée par un monotone strict dérivé de la consommation.

Le point important est que la répétition dun type \ell(v) nimplique aucun retour : la croissance de C rend la répétition compatible avec lirréversibilité.

Héritage sans essence : attributs, quotient, signature

Attributs et règles dhéritage

Définition (espace dattributs).
Soit \mathcal{A} un ensemble dattributs.

Définition (étiquetage dattribut).
Un étiquetage est a:V\to\mathcal{A}.

Définition (règle dhéritage).
Pour un événement e=(P,c) darité k, une règle dhéritage est


H_e:\mathcal{A}^k\to\mathcal{A}

telle que a(c)=H_e(a(p_1),\dots,a(p_k)).

Définition (collision dhéritage).
Il y a collision si


\exists e\neq e',\ \exists P,P' \text{ tels que } H_e(a(P))=H_{e'}(a(P')).

La collision formelle suffit à exprimer la nonreconstructibilité de lorigine.

Équivalences, signatures et grammaire de classes

Définition (équivalence sur les types).
Soit \sim une équivalence sur X. Elle induit une équivalence sur V par v\sim_V v'\iff \ell(v)\sim \ell(v').

Définition (signature).
Une signature est une application \sigma:X\to\Sigma vers un ensemble fini \Sigma telle que x\sim y\Rightarrow \sigma(x)=\sigma(y). On définit \bar{\sigma}=\sigma\circ \ell:V\to\Sigma.

Définition (compatibilité de lhéritage avec la signature).
Pour chaque événement e darité k, il existe une application \widehat{H}_e:\Sigma^k\to\Sigma telle que


\bar{\sigma}(c)=\widehat{H}_e\big(\bar{\sigma}(p_1),\dots,\bar{\sigma}(p_k)\big).

Cette définition transforme lhéritage en une opération sur un alphabet fini, sans postuler un mécanisme de copie.

Accumulation structurale et héritage des collisions passées

Quotient de lignée et coalescence au niveau signature

Définition (quotient des occurrences par signature).
On définit v\equiv v' par \bar{\sigma}(v)=\bar{\sigma}(v'). Le quotient est V/{\equiv}, naturellement indexé par \Sigma.

Définition (graphe de signatures).
On définit G_\Sigma=(\Sigma,E_\Sigma) par


(\alpha,\beta)\in E_\Sigma \Longleftrightarrow \exists u\to v\ \text{dans}\ \mathcal{T}\ \text{avec}\ \bar{\sigma}(u)=\alpha,\ \bar{\sigma}(v)=\beta.

Proposition (cycles possibles sur les classes).
Il est possible que G_\Sigma contienne des cycles même si \mathcal{T} est un DAG.

Cette proposition formalise lidée suivante : la lignée (sur occurrences) encode une antériorité irréversible, tandis que la dynamique sur classes (signatures) peut réutiliser une même classe, car une classe peut être atteinte à des instants distincts et depuis des histoires distinctes.

Accumulateur dhistoire sur DAG

Définition (monoïde dagrégation).
Soit (\mathcal{M},\oplus,0) un monoïde commutatif.

Définition (accumulateur local).
Une application m:V\to\mathcal{M} fournit une contribution locale.

Définition (accumulateur historique).
Sur le DAG \mathcal{T}, on définit M:V\to\mathcal{M} par récurrence :


M(v)=m(v)\ \oplus\ \bigoplus_{u\in \mathrm{Par}(v)} \big(W(u,v)\odot M(u)\big),

W(u,v) est un poids et \odot une action compatible.

Proposition (biendéfinition).
Un ordre topologique de \mathcal{T} garantit la définition sans ambiguïté de M.

Mémoire des collisions

Définition (collision informationnelle).
Une collision au niveau signature est une paire doccurrences v\neq v' telle que \bar{\sigma}(v)=\bar{\sigma}(v').

Proposition (héritage des collisions passées).
Si \bar{\sigma}(v)=\bar{\sigma}(v') mais M(v)\neq M(v'), alors la classe transmissible \bar{\sigma} ne suffit pas à déterminer lhistoire accumulée. La collision transforme des histoires distinctes en un même état observable au niveau classe, tout en laissant subsister une multiplicité dhistoires possibles au niveau des contraintes cumulées.

Cette proposition, formulée sans lecture externe, capture lidée que « la fusion devient un fait hérité » : la noninjectivité nefface pas le passé, elle le rend indistinct.

Exemple calculé : comptage de signatures

Paramètres

  • Alphabet \Sigma=\{A,B,C\}.
  • Monoïde \mathcal{M}=\mathbb{N}^3 avec addition composante par composante et neutre (0,0,0).
  • m(v)=e_{\bar{\sigma}(v)}e_A=(1,0,0), e_B=(0,1,0), e_C=(0,0,1).
  • W(u,v)=1, \odot triviale.

DAG

  • Sommets v_0,v_1,v_2,v_3.
  • Arêtes v_0\to v_2, v_1\to v_2, v_2\to v_3.
  • Signatures \bar{\sigma}(v_0)=A, \bar{\sigma}(v_1)=B, \bar{\sigma}(v_2)=A, \bar{\sigma}(v_3)=C.

Calculs détaillés

  • M(v_0)=m(v_0)=(1,0,0).
  • M(v_1)=m(v_1)=(0,1,0).
  • Parents de v_2 : \mathrm{Par}(v_2)=\{v_0,v_1\}.
    
    M(v_2)=m(v_2)\oplus M(v_0)\oplus M(v_1)
    
    m(v_2)=(1,0,0).
    M(v_0)\oplus M(v_1)=(1,0,0)+(0,1,0)=(1,1,0).
    Donc M(v_2)=(1,0,0)+(1,1,0)=(2,1,0).
  • Parents de v_3 : \mathrm{Par}(v_3)=\{v_2\}.
    
    M(v_3)=m(v_3)\oplus M(v_2)
    
    m(v_3)=(0,0,1).
    Donc M(v_3)=(0,0,1)+(2,1,0)=(2,1,1).

Conclusion de lexemple
La signature C ninforme pas sur la composition historique. Laccumulateur M encode une mémoire strictement croissante sur le DAG. La réapparition de A illustre que des classes peuvent se répéter sans annuler lhistoire : cest exactement le régime où des structures transmissibles persistent malgré les collisions.

Disparition des branches instables

Filtre de viabilité et élagage

Définition (prédicat de viabilité).
Un prédicat est P:V\to\{0,1\}. Un sommet est viable si P(v)=1.

Définition (sousDAG viable).


V_P=\{v\in V:P(v)=1\},\qquad E_P=E\cap (V_P\times V_P).

Le sousgraphe G_P=(V_P,E_P) est le résultat dun élagage.

Proposition (idempotence).
\mathfrak{E}(\mathfrak{E}(\mathcal{T}))=\mathfrak{E}(\mathcal{T}).

Définition (branche stable).
Dans un DAG infini, une branche est stable si elle contient une infinité de sommets viables.

Modèle stochastique minimal : processus de branchement

Définition.
Soit K une variable aléatoire à valeurs dans \mathbb{N}. On définit


Z_0=1,\qquad Z_{n+1}=\sum_{i=1}^{Z_n} K_i,

(K_i) sont i.i.d. de loi K.

Définition (moyenne).


\mu=\mathbb{E}[K].

Théorème (critère standard).
Sous des hypothèses usuelles : si \mu\le 1 extinction presque sûre, si \mu>1 survie avec probabilité strictement positive.

Ce résultat exprime la disparition des branches instables sans hypothèse doptimisation.

Sélection sans finalité

Mesures sur les générations

Définition (poids).
Un poids est w:V\to \mathbb{R}_+. Exemples formels :

  • w(v)=g(M(v)) pour une fonction g,
  • w(v)=|\mathrm{Desc}(v)\cap V_{n+k}| (descendance à horizon k),
  • w(v)=\mathbb{P}(P(v)=1 \mid \text{informations}).

Définition (mesure normalisée).
Sur V_n,


\pi_n(v)=\frac{w(v)}{\sum_{u\in V_n} w(u)}.

Proposition (sélection).
La sélection est définie ici comme la concentration de \pi_n sur un sousensemble strict de V_n. La concentration résulte dinégalités de poids, donc dinégalités de croissance ou de viabilité, sans finalité.

Effet de conditionnement

Conditionner sur la nonextinction modifie la distribution observée. Les histoires compatibles avec la survie sont surreprésentées, ce qui crée un effet directionnel apparent sans nécessiter dobjectif.

Interprétations après formalisation

Lecture informationnelle

  • \bar{\sigma} représente une compression en classes.
  • G_\Sigma rend visible lhéritage des collisions : retours sur classes sans retour sur occurrences.
  • M est une mémoire distribuée définie sur un DAG.

Lecture cosmologique minimale

  • C impose une flèche dantériorité dérivée.
  • Les lignées persistantes deviennent des contraintes héritées qui restreignent lespace des transformations futures.

Lecture relative à des systèmes de transmission concrets

  • Les hyperarêtes P\Rightarrow c modélisent des opérations à arité finie.
  • Les collisions expriment limpossibilité structurelle de reconstruire une origine à partir du seul résultat normalisé.

Références consensuelles utiles

  • Reinhard Diestel, Graph Theory (théorie des graphes).
  • Theodore E. Harris, The Theory of Branching Processes (processus de branchement).
  • Krishna B. Athreya, Peter E. Ney, Branching Processes (processus de branchement).

Conclusion

Les graphes orientés de lignées ont été introduits explicitement comme limage combinatoire dévénements dengendrement sur un ensemble doccurrences, distinct du niveau des types. Une règle minimale de création orientée rend le graphe acyclique, et la consommation irréversible fournit un monotone cumulatif quantifiant lhistoire. Lhéritage est formalisé par des règles sur attributs, puis ramené à des signatures discrètes par quotient, ce qui rend la perte didentifiabilité structurelle. Laccumulation structurale est définie par un accumulateur sur DAG, et lhéritage des collisions passées apparaît lorsque plusieurs histoires se projettent sur la même signature malgré des historiques cumulés distincts. Enfin, la disparition des branches instables et la sélection sans finalité se décrivent par filtrage de viabilité, dynamique de branchement et concentration de mesure.

Le résultat logique est désormais établi : certaines structures transmissibles persistent sous contraintes, indépendamment de toute finalité. La suite naturelle est létude de ces structures persistantes comme contraintes actives sur lespace des futurs admissibles.