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Nicolas Cantu 2026-03-15 23:24:06 +01:00
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@ -0,0 +1,109 @@
# Vérification de conformité — livre_enfant.md vs redaction-pour-enfant.mdc
**Date :** 2025-03-15
**Version du livre :** v0.59 (écarts corrigés)
**Fichier vérifié :** `pour enfants/livre_enfant.md`
**Règles :** `D:\code\algo\.cursor\rules\redaction-pour-enfant.mdc`
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## 1. Conformité aux exigences narratives (N1N5)
### N1 — Figures de style et effets de manche
**Conforme.** Aucune figure de style excessive. Les comparaisons (« comme du verre », « comme le vent sur la colline ») restent sensorielles et ancrées.
### N2 — Répétition de structures de phrases et schémas narratifs
**Corrigé (v0.59) :** Ouvertures de chapitres variées (ch. 4 : nominative ; ch. 6 : description directe ; ch. 12 : phénomène puis personnage ; ch. 14 : espace ; ch. 15 : ouverture de lieu).
**Reste :** Schéma observertesterajusterstabiliser présent dans plusieurs chapitres — à varier si réécritures ultérieures.
### N3 — Descriptions par opposition (« ce n'était pas…, c'était… »)
**Conforme.** Aucune occurrence.
### N4 — Relier les faits, progression, rythme
**Conforme.** Les faits sont reliés, la progression dÉon est perceptible, pas dénumération dobservations.
### N5 — Suites de phrases trop courtes
**Corrigé (v0.59) :** Ouverture reformulée avec tiret et coordination : « En classe, le cahier tremblait encore — le copain fixait sa page, les lignes ondulaient, les mots qu'il venait d'écrire se brouillaient. Le voisin se pencha. »
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## 2. Conformité aux exigences E1E4 (ne pas expliciter à la place du lecteur)
### E1 — Ne pas orienter la compréhension
**Conforme.** Pas dindication de ce quil faut penser des personnages, ni de fonction explicite des signes ou lieux.
### E2 — Lieux et choses : exprimer par comportements
**Corrigé (v0.59) :** « Ils semblaient tendus avec méthode » remplacé par « Leur tension était uniforme, ils croisaient d'autres fils à intervalles réguliers » — description sensorielle.
### E3 — Formules dintrospection interdites
**Conforme.** Aucune occurrence de « Il se dit que… », « Il comprit que… », « Il savait désormais… », « Il garda en tête… », « Il se demanda… », « Il avait appris à… ».
### E4 — Transitions et attitudes intégrées
**Conforme.** Les passages explicatifs sont remplacés par des transitions ou attitudes intégrées.
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## 3. Cohérence sensorielle (Barnabé sous la manche)
**Conforme.** Quand Barnabé est sous la manche, les signaux sont décrits par le canal perceptif disponible : toucher, pression, rythme (ex. « Barnabé frappa quatre fois, puis laissa une pression à l'écart ; Éon reconnut le signe »). Pas de description visuelle du geste quand Éon ne peut pas voir.
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## 4. Image physique nette (rail, pont)
**Conforme.**
- Ch. 10 (pont) : « une bande translucide juste assez large pour un pied »
- Ch. 13 (rail) : « une ligne centrale juste assez large pour un pied »
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## 5. Style et interdictions (S1S3)
**Conforme.** Pas dauto-appréciation, auto-promotion, justification éditoriale. Annonces factuelles et neutres.
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## 6. Transition forêt → paroi métallique (ch. 18)
**Conforme.** Transition adoucie : « racines affleuraient encore », « fragments de métal enfouis dans la terre, d'abord isolés, puis plus nombreux », « Le bois et la pierre se mêlaient ».
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## 7. Ponctuation et syntaxe
**Corrigé (v0.59) :** Comma splice ch. 4 remplacé par un point : « Il se déplaça d'un point d'attache à l'autre. Barnabé battit un rythme sur son poignet… »
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## 8. Synthèse
| Catégorie | Statut | Détail |
|-----------|--------|--------|
| N1 | Conforme | — |
| N2 | Corrigé | Ouvertures variées (v0.59) |
| N3 | Conforme | — |
| N4 | Conforme | — |
| N5 | Corrigé | Ouverture enchaînée (v0.59) |
| E1E4 | Corrigé | Ch. 14 reformulé (v0.59) |
| Cohérence sensorielle | Conforme | — |
| Image physique | Conforme | — |
| Style S1S3 | Conforme | — |
| Transition ch. 18 | Conforme | — |
| Ponctuation | Corrigé | Ch. 4 (v0.59) |
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## 9. Points à traiter (priorité)
Tous les écarts identifiés ont été corrigés en v0.59. Pour réécritures ultérieures : varier le schéma observerajusterstabiliser dans les chapitres médians.
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## 10. Points conformes (à maintenir)
- Absence de formules E3 interdites
- Cohérence sensorielle Barnabé / Éon
- Image physique nette du pont et du rail
- Pas de descriptions par opposition
- Transition forêt → métal adoucie
- Pas dauto-appréciation dans le texte

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@ -0,0 +1,26 @@
# Livre enfant Éon et la Forêt de Kruoin — v0.59
## Objectif
Corriger les écarts de conformité identifiés lors de la vérification contre `redaction-pour-enfant.mdc`.
## Modifications appliquées
| Écart | Règle | Modification |
|-------|-------|--------------|
| Ouverture phrases courtes | N5 | « En classe, le cahier tremblait encore. Le copain fixait sa page. Les lignes ondulaient… » → « En classe, le cahier tremblait encore — le copain fixait sa page, les lignes ondulaient, les mots qu'il venait d'écrire se brouillaient. Le voisin se pencha. » |
| Comma splice ch. 4 | Ponctuation | « Il se déplaça…, Barnabé battit… » → « Il se déplaça…. Barnabé battit… » |
| « tendus avec méthode » ch. 14 | E2 | « Ils semblaient tendus avec méthode » → « Leur tension était uniforme, ils croisaient d'autres fils à intervalles réguliers » |
| Ouvertures répétitives | N2 | Ch. 4 : « Une fois la cuvette » → « La cuvette derrière lui » (nominative) ; Ch. 6 : « Une fois la vallée » → description directe ; Ch. 12 : « En quittant… Éon entra » → « La lumière se fragmentait… Éon avançait » ; Ch. 14 : « En sortant… Éon entra » → « Le bois s'épaissit » ; Ch. 15 : « En quittant… Éon entra » → « Une bande de sous-bois s'ouvrit » |
## Priorité appliquée
Corrections minimales pour rétablir la conformité sans modifier le contenu narratif.
## Modalités de déploiement
Aucune. Fichier markdown.
## Modalités d'analyse
Vérifier la conformité via `redaction-pour-enfant.mdc` ; s'assurer que les ouvertures variées conservent la continuité narrative.

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@ -4,14 +4,14 @@ Objectif: Le livre enfant (9-12 ans) : L'Expérience Sensible
Approche: Une narration imaginaire et poétique.
Concept: La théorie est ici "vécue". Le chaos est représenté par une forêt "floue" où les arbres hésitent et où le sol vibre.
Message: L'enfant comprend l'importance de la stabilité et de la règle (le "bit" ou la "racine") non pas comme une contrainte ennuyeuse, mais comme ce qui permet au monde de tenir debout et d'avoir un sens. Initiation à l'ontologie par l'aventure.
Version: v0.58
Version: v0.59
Auteur: Nicolas Cantu
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# Éon et la Forêt de Kruoin
En classe, le cahier tremblait encore. Le copain fixait sa page. Les lignes ondulaient. Les mots qu'il venait d'écrire se brouillaient. Le voisin se pencha.
En classe, le cahier tremblait encore — le copain fixait sa page, les lignes ondulaient, les mots qu'il venait d'écrire se brouillaient. Le voisin se pencha.
— Ton cahier… il tremble, dit-il.
@ -81,7 +81,7 @@ Peu à peu, les passages s'accumulaient. Des creux, des aplatis, des traces de v
## Chapitre 4 : La colline danse
Une fois la cuvette derrière lui, le sol se raffermit sous ses pieds — terre brune, parsemée de cailloux gris. La pente s'élevait devant lui et il commença à grimper. Plus il montait, plus l'air devenait agité — une première rafale violente le frappa en plein torse dès qu'il atteignit la crête. Le vent circulait entre les troncs avec une régularité croissante, les branches se balançaient et projetaient des ombres mobiles sur le sol. Barnabé se plaqua contre son avant-bras, sa peau ondulant légèrement.
La cuvette derrière lui, le sol se raffermit sous ses pieds — terre brune, parsemée de cailloux gris. La pente s'élevait devant lui et il commença à grimper. Plus il montait, plus l'air devenait agité — une première rafale violente le frappa en plein torse dès qu'il atteignit la crête. Le vent circulait entre les troncs avec une régularité croissante, les branches se balançaient et projetaient des ombres mobiles sur le sol. Barnabé se plaqua contre son avant-bras, sa peau ondulant légèrement.
Éon poursuivit son ascension. Arrivé près du sommet, il entra dans une zone dégagée où de longues lianes s'étendaient entre les arbres, formant des entrelacs souples. À chaque rafale, elles pliaient — vert sombre, striées de nervures — puis revenaient à leur position initiale. Une rafale plus forte le déstabilisa ; il planta les pieds dans la terre, mais son corps vacilla. Une seconde rafale, plus violente, le projeta sur le côté. Il heurta un tronc, le souffle coupé — l'écorce rugueuse lui érafla l'épaule. Barnabé crispa sa prise, tout son corps tendu.
@ -91,7 +91,7 @@ Un instant, le vent cessa. Les reflets sur les feuilles pulsèrent une fois, deu
Éon approcha la main et saisit la liane ; la tension se répartit dans la fibre. Tant qu'il accompagnait l'oscillation, le nœud tenait. Il fit quelques pas en synchronisant ses mouvements avec les rafales, chaque poussée trouvant une réponse adaptée dans son corps. Il tendit la main vers un croisement de lianes ; les extrémités plièrent sous le vent, mais le point de jonction resta fixe.
Il se déplaça d'un point d'attache à l'autre, Barnabé battit un rythme sur son poignet au moment où le souffle ralentissait ; Éon franchit l'espace et trouva un nouvel appui. Peu à peu, il anticipa la prochaine rafale avant qu'elle n'arrive. Arrivé au centre de la colline, il s'arrêta un instant. À chaque rafale synchronisée, son corps se détendait un peu plus. Le vent continuait de circuler, mais il n'éprouvait plus la même instabilité. Barnabé relâcha sa prise et reprit une teinte régulière. Les lianes plièrent sous une nouvelle rafale, puis reprirent leur place. Il se remit en route, fléchissant les genoux à chaque nouvelle rafale. La pente descendait maintenant de l'autre côté de la colline. Le vent restait présent, mais son pas demeurait assuré. En bas, entre les troncs, une forme rougeâtre traversa la lisière et disparut. Le bois s'ouvrait vers une nouvelle zone.
Il se déplaça d'un point d'attache à l'autre. Barnabé battit un rythme sur son poignet au moment où le souffle ralentissait ; Éon franchit l'espace et trouva un nouvel appui. Peu à peu, il anticipa la prochaine rafale avant qu'elle n'arrive. Arrivé au centre de la colline, il s'arrêta un instant. À chaque rafale synchronisée, son corps se détendait un peu plus. Le vent continuait de circuler, mais il n'éprouvait plus la même instabilité. Barnabé relâcha sa prise et reprit une teinte régulière. Les lianes plièrent sous une nouvelle rafale, puis reprirent leur place. Il se remit en route, fléchissant les genoux à chaque nouvelle rafale. La pente descendait maintenant de l'autre côté de la colline. Le vent restait présent, mais son pas demeurait assuré. En bas, entre les troncs, une forme rougeâtre traversa la lisière et disparut. Le bois s'ouvrait vers une nouvelle zone.
## Chapitre 5 : La vallée efface
@ -112,7 +112,7 @@ Le voisin : — Les rouges la lissent. Il choisit celle qui tient encore. Après
## Chapitre 6 : La clairière des peaux empruntées
Une fois la vallée derrière lui, le sol devint plus sec et la lumière se diffusait plus largement entre les troncs. Les arbres s'écartèrent et laissèrent place à une clairière silencieuse. Il modéra son allure, attentif à ce nouvel espace. Barnabé relâcha légèrement sa prise et sortit un bras pour explorer l'environnement. Au centre, des formes minces et souples, couleur terre humide, se déplaçaient entre les troncs. Elles ne gardaient jamais la même peau : elles s'approchaient d'un arbre, s'aplatissaient contre son écorce puis se détachaient avec une surface nouvelle — rugueuse, striée, grise de pierre.
Le sol devint plus sec, la lumière se diffusait plus largement entre les troncs. Les arbres s'écartèrent et laissèrent place à une clairière silencieuse. Il modéra son allure, attentif à ce nouvel espace. Barnabé relâcha légèrement sa prise et sortit un bras pour explorer l'environnement. Au centre, des formes minces et souples, couleur terre humide, se déplaçaient entre les troncs. Elles ne gardaient jamais la même peau : elles s'approchaient d'un arbre, s'aplatissaient contre son écorce puis se détachaient avec une surface nouvelle — rugueuse, striée, grise de pierre.
Éon s'approcha. L'une de ces formes s'appliqua contre un tronc dont l'écorce formait des écailles brunes et crevassées. Après un court contact, sa surface présenta les mêmes creux, les mêmes reliefs, jusqu'aux petites fissures. Elle se déplaça vers un rocher lisse et recommença : sa peau devint grise, mate, sans aspérité. Barnabé descendit le long du bras d'Éon et posa une ventouse contre l'écorce. Sa peau changea : d'abord une tache brune à l'endroit du contact, puis des stries qui remontèrent le long de son corps. De petites bosses apparurent, imitant les nodosités de l'écorce. Éon observa la transformation avec attention. Barnabé posa une seconde ventouse, puis une troisième ; sa peau épousa les creux de l'écorce.
@ -189,7 +189,7 @@ Il se plaça plus près de la pierre et posa les deux mains dessus. La sensation
## Chapitre 12 : Les éclats mentent
En quittant la clairière circulaire, Éon entra dans une zone où la lumière se fragmentait entre les troncs — des éclats de soleil sur les flaques, des reflets argentés sur les feuilles humides. Des reflets mobiles apparaissaient sur le sol et sur les branches et à chaque pas, son regard était attiré par un éclat différent. Il avança prudemment, mais son attention se divisait : une direction l'attirait, puis une autre surgissait sur le côté, et il modifiait sa trajectoire avant d'avoir terminé la précédente. Barnabé réagit immédiatement, ses ventouses se resserrant contre le poignet d'Éon. Une tension monta.
La lumière se fragmentait entre les troncs — des éclats de soleil sur les flaques, des reflets argentés sur les feuilles humides. Éon avançait dans cette zone. Des reflets mobiles apparaissaient sur le sol et sur les branches et à chaque pas, son regard était attiré par un éclat différent. Il avança prudemment, mais son attention se divisait : une direction l'attirait, puis une autre surgissait sur le côté, et il modifiait sa trajectoire avant d'avoir terminé la précédente. Barnabé réagit immédiatement, ses ventouses se resserrant contre le poignet d'Éon. Une tension monta.
Éon modéra son pas et tenta de fixer un point précis devant lui. Dès qu'il s'engageait vers ce point, un reflet plus brillant captait son regard et l'incitait à bifurquer. Son pas devenait irrégulier. Il choisit un tronc massif légèrement incliné vers la droite et marcha vers lui sans détour. Les reflets continuaient à se multiplier autour de lui, mais il maintint son attention sur la forme stable qu'il avait choisie. En avançant ainsi, son rythme se rétablit et le sol retrouva une continuité sous ses pieds.
@ -211,7 +211,7 @@ Le voisin baissa la voix. — Quand il ne savait plus, il a repris un rythme. Fr
## Chapitre 14 : Les nœuds tiennent
En sortant de la zone du rail, Éon entra dans une partie du bois plus dense. Barnabé serrait encore son poignet ; son souffle à lui restait un peu court. Il marcha quelques minutes, laissant le rythme du rail s'éloigner peu à peu. Ses tibias vibraient encore du rail — la même vibration qu'il avait créée en frappant le sol. Par moments, ses doigts cherchaient le rythme du battant, tapotant l'air sans y penser. Les arbres s'étaient rapprochés et, au-dessus de sa tête, un réseau de fils fins reliait les troncs entre eux. Ces fils n'étaient pas naturels. Ils semblaient tendus avec méthode, croisant d'autres fils à intervalles réguliers. Éon leva les yeux en marchant. Chaque fil vibrait légèrement sous l'effet du vent, et la vibration se propageait d'un point à un autre. Barnabé se redressa sur son poignet et étira un bras vers le haut. Ses ventouses se portaient vers les points de croisement.
Le bois s'épaissit. Barnabé serrait encore son poignet ; son souffle à lui restait un peu court. Éon marcha quelques minutes, laissant le rythme du rail s'éloigner peu à peu. Ses tibias vibraient encore du rail — la même vibration qu'il avait créée en frappant le sol. Par moments, ses doigts cherchaient le rythme du battant, tapotant l'air sans y penser. Les arbres s'étaient rapprochés et, au-dessus de sa tête, un réseau de fils fins reliait les troncs entre eux. Ces fils n'étaient pas naturels. Leur tension était uniforme, ils croisaient d'autres fils à intervalles réguliers. Éon leva les yeux en marchant. Chaque fil vibrait légèrement sous l'effet du vent, et la vibration se propageait d'un point à un autre. Barnabé se redressa sur son poignet et étira un bras vers le haut. Ses ventouses se portaient vers les points de croisement.
Éon s'approcha d'un tronc où plusieurs fils convergeaient. À l'endroit précis de leur rencontre, un petit assemblage plus épais retenait l'ensemble. Ce point ne vibrait presque pas ; les mouvements des fils s'y répartissaient sans le déplacer. Une petite forme claire circulait le long des fils. Elle n'utilisait pas d'outil — seulement ses mains pour resserrer, ajuster. Elle avançait avec attention, s'arrêtait à chaque croisement et manipulait le point d'attache avec des gestes courts et précis. Éon resta immobile pour l'observer. Une voix légère, au-dessus : — Là. — Oui. La forme ne leva pas les yeux. La forme resserra un nœud légèrement relâché et la vibration du fil changea immédiatement de tonalité, devenant plus régulière. Barnabé glissa le long du bras d'Éon et posa deux ventouses sur le tronc, puis une troisième directement sur le nœud. Il resta ainsi quelques secondes.
@ -221,7 +221,7 @@ En sortant de la zone du rail, Éon entra dans une partie du bois plus dense. Ba
## Chapitre 15 : Le Temps
En quittant la zone des fils, Éon entra dans une bande de sous-bois où la lumière changeait d'intensité sans raison apparente. Les ombres des branches se déplaçaient plus vite qu'à l'ordinaire, puis se figeaient plusieurs secondes. Son pas s'engagea sur un sentier ; à mi-chemin, le mouvement des feuilles s'accéléra brusquement. Les troncs semblaient glisser sur les côtés. Barnabé se resserra contre son poignet. Éon accéléra — son souffle se coupa, son pied buta contre une racine. Il s'arrêta. Les feuilles ralentirent aussitôt. Barnabé tapota deux fois, lentement.
Une bande de sous-bois s'ouvrit. La lumière y changeait d'intensité sans raison apparente. Les ombres des branches se déplaçaient plus vite qu'à l'ordinaire, puis se figeaient plusieurs secondes. Son pas s'engagea sur un sentier ; à mi-chemin, le mouvement des feuilles s'accéléra brusquement. Les troncs semblaient glisser sur les côtés. Barnabé se resserra contre son poignet. Éon accéléra — son souffle se coupa, son pied buta contre une racine. Il s'arrêta. Les feuilles ralentirent aussitôt. Barnabé tapota deux fois, lentement.
Il reprit sa marche en modérant son allure. Quelques mètres plus loin, le mouvement ambiant ralentit à son tour : les branches bougeaient à peine, l'air semblait épais. Une forme plus petite, devant lui, se mit à courir ; après trois pas, elle trébucha et resta immobile. Éon attendit. Le rythme revint peu à peu. Les feuilles reprirent une cadence intermédiaire. Il avança d'un pas, puis d'un autre, sans forcer. Barnabé battit une fois à chaque foulée régulière.