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Nicolas Cantu 2026-03-15 14:56:58 +01:00
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@ -212,6 +212,14 @@ Idem avec les "ce qui", "ce que"
| Ne pas expliquer la fonction d'un élément | « La poussière ne les effaçait pas ; elle les rendait… » | Décrire l'effet visible | | Ne pas expliquer la fonction d'un élément | « La poussière ne les effaçait pas ; elle les rendait… » | Décrire l'effet visible |
| Ne pas expliquer l'organisation ou la nature du lieu | « Le mouvement semblait organisé… » | Montrer le mouvement | | Ne pas expliquer l'organisation ou la nature du lieu | « Le mouvement semblait organisé… » | Montrer le mouvement |
| Ne pas expliquer les analogies | « comme… un mouvement qui revient… » | Laisser le lecteur faire le lien | | Ne pas expliquer les analogies | « comme… un mouvement qui revient… » | Laisser le lecteur faire le lien |
| Ne pas reformuler ce que la scène montre déjà | Quand la disposition des éléments (fils, nœuds, organisation spatiale) rend la structure compréhensible, éviter que le dialogue ou la narration la reformule | Laisser la scène porter le sens |
**Fin de cadre et point d'arrêt :**
| Règle | À éviter | À privilégier |
|-------|----------|---------------|
| Faire confiance au geste | Quand un geste suffit à porter le sens (doigts sur le bord de la table, cahier qui se calme), ne pas ajouter de phrase qui résume ou explicite la leçon | S'arrêter sur l'image |
| Identifier le point d'arrêt | Dialogues ou commentaires qui prolongent au-delà du moment où l'image est suffisante (geste + effet visible) | S'arrêter quand le geste et son effet sont montrés |
**Formules à proscrire (E3) :** **Formules à proscrire (E3) :**

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@ -0,0 +1,16 @@
# -*- coding: utf-8 -*-
with open('pour enfants/livre_enfant.md', 'r', encoding='utf-8') as f:
content = f.read()
# Remove orphaned "l'équilibre général." or "l'équilibre général."
old = ". l'équilibre général."
if old in content:
content = content.replace(old, ".")
else:
# Try with different apostrophe
old2 = ". l'équilibre général."
content = content.replace(old2, ".")
with open('pour enfants/livre_enfant.md', 'w', encoding='utf-8') as f:
f.write(content)
print("Done")

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@ -203,7 +203,7 @@ Il sy engagea sans se laisser distraire par les éclats latéraux. Son pas re
La zone qui s'ouvrit était sans repère. Le soleil avait déjà dépassé le milieu des cimes. Les troncs ne tenaient pas leur place et l'air tremblait. Barnabé s'était glissé hors de la manche pour tester le sol et, en deux bonds, une bourrasque de poussière et de reflets l'avait séparé d'Éon. Barnabé. Éon l'appela. Rien. Son cœur cogna. Sa promesse. Et s'il ne le retrouvait pas ? S'il était blessé, perdu dans le tremblé ? Aucune réponse nette ne lui parvint. Une forme sombre bougea à quelques mètres, puis se fondit dans le tremblé. Il avança de quelques pas, mais le sol cédait sous lui et chaque direction cédait sous lui. Barnabé était quelque part dans ce chaos, et le temps comptait. Un silence total. Le vide gris absorbait tout bruit. Puis Éon se força à ne pas courir n'importe comment. Sur la colline, le rythme avait tenu. Il se mit à frapper le sol du pied, régulièrement, une fois, deux fois, puis en cadence. Le bruit résonna entre les troncs et les vibrations se propagèrent. Il accéléra le rythme, toujours régulier, et avança en marquant chaque pas comme un coup de battant. Peu à peu, là où l'onde passait, les arbres hésitèrent moins. Le son fixait les contours. Il concentra son souffle et sa foulée, et le rythme devint une ligne invisible qu'il traçait dans l'air. La zone qui s'ouvrit était sans repère. Le soleil avait déjà dépassé le milieu des cimes. Les troncs ne tenaient pas leur place et l'air tremblait. Barnabé s'était glissé hors de la manche pour tester le sol et, en deux bonds, une bourrasque de poussière et de reflets l'avait séparé d'Éon. Barnabé. Éon l'appela. Rien. Son cœur cogna. Sa promesse. Et s'il ne le retrouvait pas ? S'il était blessé, perdu dans le tremblé ? Aucune réponse nette ne lui parvint. Une forme sombre bougea à quelques mètres, puis se fondit dans le tremblé. Il avança de quelques pas, mais le sol cédait sous lui et chaque direction cédait sous lui. Barnabé était quelque part dans ce chaos, et le temps comptait. Un silence total. Le vide gris absorbait tout bruit. Puis Éon se força à ne pas courir n'importe comment. Sur la colline, le rythme avait tenu. Il se mit à frapper le sol du pied, régulièrement, une fois, deux fois, puis en cadence. Le bruit résonna entre les troncs et les vibrations se propagèrent. Il accéléra le rythme, toujours régulier, et avança en marquant chaque pas comme un coup de battant. Peu à peu, là où l'onde passait, les arbres hésitèrent moins. Le son fixait les contours. Il concentra son souffle et sa foulée, et le rythme devint une ligne invisible qu'il traçait dans l'air.
Sous ses pieds, la surface commençait à répondre. À chaque impact, une zone minuscule se durcissait. Il enchaîna les pas sans rompre la cadence. La matière sous lui changea : d'abord une trace à peine plus ferme, puis une bande étroite, froide et lisse. L'air autour de cette bande crépitait un instant, puis se figea en une sorte de rail de verre, juste assez large pour un pied. La vibration remonta dans ses tibias à chaque impact. L'air ne crépitait pas seulement, il devenait dur contre sa peau. Il posa le second pied sur le rail, puis enchaîna. Un pas. Puis un autre. Le rail se prolongeait devant lui à mesure qu'il courait en rythme. Tant qu'il gardait le rythme, le rail continuait devant lui. Il avançait sur une ligne qu'il créait à l'instant même. Un instant, il ralentit. Le vide gris s'ouvrait sous ses pieds. Éon laissa le rail s'arrêter à un millimètre du vide. Barnabé ne paniqua pas ; il attendit le dernier moment pour tendre un tentacule. Sous ses pieds, la surface commençait à répondre. À chaque impact, une zone minuscule se durcissait. Il enchaîna les pas sans rompre la cadence. La matière sous lui changea : d'abord une trace à peine plus ferme, puis une bande étroite, froide et lisse. L'air autour de cette bande crépitait un instant, puis se figea en une sorte de rail de verre, juste assez large pour un pied. Un bruit sec, net, à chaque impact — le rail claquait sous sa semelle, tranchant sur le silence mou de la forêt. Le verre ne chantait pas, il claquait contre le sol mou avec la précision d'une horloge. La vibration remonta dans ses tibias. Il posa le second pied sur le rail, puis enchaîna. Un pas. Puis un autre. Le rail se prolongeait devant lui à mesure qu'il courait en rythme. Tant qu'il gardait le rythme, le rail continuait devant lui. Il avançait sur une ligne qu'il créait à l'instant même. Un instant, il ralentit. Le vide gris s'ouvrait sous ses pieds. Éon laissa le rail s'arrêter à un millimètre du vide. Barnabé ne paniqua pas ; il attendit le dernier moment pour tendre un tentacule.
Au bout du rail, une tache sombre bougea. Barnabé. Son souffle se débloqua. Il était recroquevillé sur une motte de terre à peine stable. Une de ses ventouses tapotait le sol. Barnabé leva un tentacule vers le rail en construction, puis le reposa. Éon ne ralentit pas. Il poursuivit sa cadence jusqu'à ce que le rail atteigne la motte. Barnabé tendit un bras et ses ventouses se fixèrent sur le verre. Éon s'arrêta, soufflant, et le souleva doucement. Derrière eux, le rail restait en place, fragile mais réel. Éon reprit sa route en portant Barnabé contre sa poitrine, puis le remit sur son poignet dès que le sol redevint lisible. Ils quittèrent la zone en suivant un sentier qui s'était reformé au bord du rail. Au bout du rail, une tache sombre bougea. Barnabé. Son souffle se débloqua. Il était recroquevillé sur une motte de terre à peine stable. Une de ses ventouses tapotait le sol. Barnabé leva un tentacule vers le rail en construction, puis le reposa. Éon ne ralentit pas. Il poursuivit sa cadence jusqu'à ce que le rail atteigne la motte. Barnabé tendit un bras et ses ventouses se fixèrent sur le verre. Éon s'arrêta, soufflant, et le souleva doucement. Derrière eux, le rail restait en place, fragile mais réel. Éon reprit sa route en portant Barnabé contre sa poitrine, puis le remit sur son poignet dès que le sol redevint lisible. Ils quittèrent la zone en suivant un sentier qui s'était reformé au bord du rail.
@ -217,12 +217,9 @@ En sortant de la zone des reflets, Éon entra dans une partie du bois plus dense
Éon sapprocha dun tronc où plusieurs fils convergeaient. À lendroit précis de leur rencontre, un petit assemblage plus épais retenait lensemble. Ce point ne vibrait presque pas ; les mouvements des fils sy répartissaient sans le déplacer. Une petite forme claire circulait le long des fils. Elle avançait avec attention, sarrêtait à chaque croisement et manipulait le point dattache avec des gestes courts et précis. Éon resta immobile pour lobserver. La forme resserra un nœud légèrement relâché et la vibration du fil changea immédiatement de tonalité, devenant plus régulière. Barnabé glissa le long du bras dÉon et posa deux ventouses sur le tronc, puis une troisième directement sur le nœud. Il resta ainsi quelques secondes. Éon sapprocha dun tronc où plusieurs fils convergeaient. À lendroit précis de leur rencontre, un petit assemblage plus épais retenait lensemble. Ce point ne vibrait presque pas ; les mouvements des fils sy répartissaient sans le déplacer. Une petite forme claire circulait le long des fils. Elle avançait avec attention, sarrêtait à chaque croisement et manipulait le point dattache avec des gestes courts et précis. Éon resta immobile pour lobserver. La forme resserra un nœud légèrement relâché et la vibration du fil changea immédiatement de tonalité, devenant plus régulière. Barnabé glissa le long du bras dÉon et posa deux ventouses sur le tronc, puis une troisième directement sur le nœud. Il resta ainsi quelques secondes.
Les fils pouvaient bouger, mais le croisement devait tenir. Éon posa la main près du nœud et la tension se répartit dans toutes les directions. En appuyant légèrement sur lun des fils, le mouvement se transmit à l'ensemble du réseau. Il relâcha aussitôt. La petite forme claire leva la tête vers lui. Éon posa la main près du nœud et la tension se répartit dans toutes les directions. En appuyant légèrement sur lun des fils, le mouvement se transmit à l'ensemble du réseau. Il relâcha aussitôt. La petite forme claire leva la tête vers lui, puis reprit son travail. Éon regarda autour de lui. Les fils formaient des chemins suspendus entre les arbres. Certains rejoignaient des zones déjà traversées : la colline, la cuvette, la clairière circulaire. Barnabé retira une ventouse et la reposa plus fermement. Éon prit le fil entre deux doigts et le tira légèrement dans laxe du nœud. La résistance augmenta, puis se stabilisa. La vibration devint plus uniforme. Il répéta le geste sur un second croisement plus loin, avec davantage dassurance. léquilibre général.
— Si celui-ci lâche, plusieurs lignes perdent leur direction.
Éon regarda autour de lui. Les fils formaient des chemins suspendus entre les arbres. Certains rejoignaient des zones déjà traversées : la colline, la cuvette, la clairière circulaire. Barnabé retira une ventouse et la reposa plus fermement. Éon prit le fil entre deux doigts et le tira légèrement dans laxe du nœud. La résistance augmenta, puis se stabilisa. La vibration devint plus uniforme. Il répéta le geste sur un second croisement plus loin, avec davantage dassurance. Chaque ajustement modifiait léquilibre général. À mesure qu'il avançait sous la voûte de fils, les vibrations se répartissaient sans bloquer le passage. À un moment, il remarqua un croisement presque défait où les fils glissaient les uns contre les autres sans point fixe, rendant la vibration confuse. Il hésita, puis posa ses deux mains autour du croisement et resserra lentement lassemblage en suivant la direction des fils. La tension se répartit immédiatement et le réseau retrouva une cohérence perceptible. Barnabé frappa légèrement son poignet. Éon resta quelques instants sous la voûte, à écouter la vibration générale. Quand il quitta la zone, le bois s'ouvrait plus loin vers une silhouette massive dressée à l'horizon. Éon s'y dirigea.
À mesure qu'il avançait sous la voûte de fils, les vibrations se répartissaient sans bloquer le passage. Les fils vibraient partout. Aux croisements, ça tenait. À un moment, il remarqua un croisement presque défait où les fils glissaient les uns contre les autres sans point fixe, rendant la vibration confuse. Il hésita, puis posa ses deux mains autour du croisement et resserra lentement lassemblage en suivant la direction des fils. La tension se répartit immédiatement et le réseau retrouva une cohérence perceptible. Barnabé frappa légèrement son poignet. Éon resta quelques instants sous la voûte, à écouter la vibration générale. Quand il quitta la zone, le bois s'ouvrait plus loin vers une silhouette massive dressée à l'horizon. Éon s'y dirigea.
## Chapitre 13 bis : Le trône vide ## Chapitre 13 bis : Le trône vide
@ -294,12 +291,6 @@ Le récit était terminé. Ils étaient toujours en classe. Le copain regarda so
— Et voilà, dit son voisin. Essaie. Mets d'abord deux doigts sur le bord de la table, là où c'est net. — Et voilà, dit son voisin. Essaie. Mets d'abord deux doigts sur le bord de la table, là où c'est net.
Le copain posa deux doigts sur le bord de sa table. Le cahier se calma. Lentement. Le copain posa deux doigts sur le bord de sa table. Le cahier se calma. Lentement. Le copain laissa ses doigts en place encore un peu. La page n'ondulait presque plus.
— C'est la racine. Éon m'a montré. D'abord ce qui tient, reprit son voisin. — Regarde, ça tient maintenant, dit son voisin.
— Et Barnabé… il est où ? demanda le copain.
— Éon l'a. Ils ne se quittent pas. Tu le verras quand on le croisera, répondit son voisin.
Le copain laissa ses doigts en place encore un peu. La page n'ondulait presque plus.