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Nicolas Cantu 2026-03-15 14:44:13 +01:00
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@ -71,7 +71,7 @@ Barnabé s'arrêta au bord d'une empreinte et posa plusieurs ventouses côte à
Sur une pierre plate, à l'orée de la cuvette, Éon aperçut des lettres à demi effacées. Il ne put en lire qu'une partie : **K_U**. La boue recouvrait le reste. La grande silhouette poursuivait sa progression à distance. Derrière elle, un chemin large se formait, utilisable par quiconque voudrait le suivre. Elle ne se retourna pas, n'aida pas ; elle avançait, et sa trace offrait un choix à chaque traversée : suivre, dépasser, ou bifurquer. Il hésita un instant : devait-il rester dans les traces de lautre ou continuer à former les siennes ? Barnabé battit un rythme sur son poignet. Éon utilisa parfois lempreinte existante pour traverser les zones les plus instables, puis créa sa propre suite de pas lorsquil trouvait un terrain plus sûr.
Peu à peu, les passages s'accumulaient. Des creux, des aplatis, des traces de ventouses et de semelles parcouraient la cuvette. En revenant sur ses premiers pas, il constata quils restaient visibles et qu'il pouvait reprendre exactement le même trajet sans chercher longtemps. Il sarrêta et observa la zone parcourue : les grandes empreintes, les petites marques rondes de Barnabé et ses propres pas formaient un ensemble de repères. Barnabé se hissa à nouveau sur son poignet, ses couleurs stables. Éon se remit en route, en sentant la surface répondre sous chaque pas.
Peu à peu, les passages s'accumulaient. Des creux, des aplatis, des traces de ventouses et de semelles parcouraient la cuvette. Il revint sur ses premiers pas et reprit exactement le même trajet, sans hésiter. Il sarrêta et observa la zone parcourue : les grandes empreintes, les petites marques rondes de Barnabé et ses propres pas formaient un ensemble de repères. Barnabé se hissa à nouveau sur son poignet, ses couleurs stables. Éon se remit en route, en sentant la surface répondre sous chaque pas.
## Chapitre 4 : La colline danse
@ -195,7 +195,7 @@ En quittant la clairière circulaire, Éon entra dans une zone où la lumière s
Éon ralentit et tenta de fixer un point précis devant lui. Dès quil sengageait vers ce point, un reflet plus brillant captait son regard et lincitait à bifurquer. Son pas devenait irrégulier. Il choisit un premier tronc, luisant et net. En sapprochant, la forme se révéla : un simple reflet sur une flaque deau, sans structure. Il dut rebrousser chemin. Il choisit un tronc massif légèrement incliné vers la droite et marcha vers lui sans détour. Les reflets continuaient à se multiplier autour de lui, mais il maintint son attention sur la forme stable quil avait choisie. En avançant ainsi, son rythme se rétablit et le sol retrouva une continuité sous ses pieds.
À mi-chemin, un éclat particulièrement intense apparut sur sa gauche. Il s'arrêta un instant, hésita, puis gagna le tronc. Barnabé relâcha légèrement sa tension. Arrivé au tronc, Éon posa la main sur lécorce et resta quelques secondes immobile. Barnabé battit trois fois, lentement, puis fit claquer une ventouse contre le bois. Il observa alors les reflets autour de lui avec plus de distance. Certains disparaissaient rapidement, dautres restaient visibles mais ne modifiaient pas la structure du lieu. Une ouverture étroite se dessina dans lalignement du tronc quil avait choisi, menant vers une zone plus dense du bois, moins saturée de reflets.
À mi-chemin, un éclat particulièrement intense apparut sur sa gauche. Il s'arrêta un instant, hésita, puis gagna le tronc. Barnabé relâcha légèrement sa tension. Arrivé au tronc, Éon posa la main sur lécorce et resta quelques secondes immobile. Barnabé battit trois fois, lentement, puis fit claquer une ventouse contre le bois. Il observa alors les reflets autour de lui avec plus de distance. Certains disparaissaient rapidement, dautres restaient fixes contre les branches sans attirer son pas ailleurs. Une ouverture étroite se dessina dans lalignement du tronc quil avait choisi, menant vers une zone plus dense du bois, moins saturée de reflets.
Il sy engagea sans se laisser distraire par les éclats latéraux. Son pas retrouva une régularité proche de celle quil avait éprouvée sur les chemins consolidés. En progressant, les reflets perdirent en intensité. Barnabé posa une ventouse plus détendue sur son poignet. Éon bifurqua vers un éclat ; son pas glissa. Il revint vers le tronc et retrouva son équilibre. Il continua sa marche en choisissant désormais ses points dappui visuels avec soin, privilégiant les formes qui participaient à la structure générale du terrain. À mesure quil séloignait de la zone éclatée, le bois retrouvait une continuité plus stable. Devant lui, une nouvelle configuration se dessinait entre les arbres.